Après les coupes déjà effectuées en 2018, le projet de loi de Finances 2019 prévoit de s’attaquer de nouveau aux agents de Pôle emploi, à travers la suppression de près de 800 équivalents temps plein. Or, de telles suppressions de postes ne pourront se traduire que par une dégradation du service rendu tant aux demandeurs d’emplois qu’aux employeurs, tandis que les conditions de travail des agents de Pôle emploi deviendraient de plus en plus difficiles.

L’intersyndicale réaffirme qu’aucun poste n’est en trop à Pôle emploi. La baisse corrélée du budget du ministère du Travail et de l’Unedic (qui participe à près de 70 % au budget de Pôle emploi) n’est pas une solution viable pour ramener à l’activité les privés d’emplois.

À la veille du vote par les députés du projet de loi et de l’ouverture des négociations concernant la convention tripartite, la mobilisation des personnels de Pôle emploi est indispensable pour peser sur ces décisions. Ainsi, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, Snap, SNU, SUD et UNSA appellent l’ensemble des agents de Pôle emploi à se mettre en grève le mardi 20 novembre 2019.

En 2018 déjà, 297 équivalents temps plein et 1 400 contrats aidés avaient été supprimés.