Selon la direction, une vingtaine d’hypermarchés qui perdent de l’argent nécessitent “un traitement sur-mesure”, qui passe par plusieurs option “comme le passage en franchise (…) un passage en location-gérance ou bien encore une réduction de la taille des hypermarchés”. “La cession, c’est une option parmi celles-là mais qui n’est pas supérieure ou inférieure”, a indiqué Casino, ajoutant qu’il n’y avait “pas de calendrier, pas de liste qui a été posée”. La direction a dit être “en contact avec d’éventuels repreneurs et que toutes les propositions seront étudiées”, a ajouté l’intersyndicale.
Le groupe de distribution a aussi indiqué que sa branche restauration (environ 2 000 salariés) “n’est plus au cœur des stratégies de l’entreprise”, ont poursuivi les syndicats.

Attaqué par des fonds d’investissements et critiqué pour son endettement élevé, Casino est sous la pression de la bourse depuis des mois, ce qui a forcé la direction à lancer un plan de cession cet été. Pour calmer le jeu et rassurer les investisseurs, Jean-Charles Naouri (qui n’était pas présent lors de la rencontre avec les syndicats, au grand dam de ces derniers) s’est même fendu d’un long entretien dans le Financial Times ces derniers jours.