Contrats aidés : brutalité ne vaut pas concertation


Logo_Communique.jpgL’UNSA voit l’annonce sur la réduction des contrats aidés comme “une variable d’ajustement budgétaire” et demande que le gouvernement intègre ce sujet dans les concertations à venir, afin d’aboutir à « des solutions partagées ».

L’UNSA a regretté mercredi dans un communiqué que le gouvernement n’ait pas organisé de bilan qualitatif et quantitatif avant d’annoncer la réduction progressive des contrats aidés, et demandé qu’il intègre ce sujet dans les prochaines concertations.

L’UNSA « regrette la brutalité de ces décisions prises sans concertation, sans bilan qualitatif et quantitatif et sans qu’aucun nouveau dispositif ne soit envisagé pour les personnes concernées et les missions qu’elles effectuaient ».
Le syndicat voit cette annonce comme « une variable d’ajustement budgétaire » avant le début des négociations sur la réforme de la formation professionnelle et de l’assurance chômage.

L’UNSA rappelle que ces contrats ont pour objet principal de faire entrer « dans un cercle vertueux vers l’emploi les populations les plus précaires et en difficulté d’insertion professionnelle ».

Elle demande que le gouvernement intègre ce sujet dans les concertations à venir, afin d’aboutir à « des solutions partagées ».

Voir ci-dessous le communiqué de presse


Le Premier Ministre a confirmé le 3 septembre qu’il y aurait « l’an prochain nettement moins de contrats aidés » qu’en 2017 dans la continuité des annonces de cet été.

L’UNSA regrette la brutalité de ces décisions prises sans concertation, sans qu’un bilan qualitatif et quantitatif et sans qu’aucun nouveau dispositif soit envisagé pour les personnes concernées et les missions qu’elles effectuaient.

Cette annonce apparait plus comme étant une variable d’ajustement budgétaire au moment où des discussions vont s’ouvrir sur la réforme de la formation professionnelle et sur le système d’indemnisation du chômage que comme une réelle réaffectation des politiques publiques pour l’emploi.

L’UNSA rappelle que ces contrats ont pour objet principal de faire entrer dans un cercle vertueux vers l’emploi les populations les plus précaires et en difficulté d’insertion professionnelle. D’autre part, cette annonce, désorganise considérablement certaines collectivités locales et les associations concernées et plonge dans la précarité les personnes les plus fragiles puisqu’elles n’auront plus de perspectives d’emploi. Enfin, disparaîtront avec elles des services à l’utilité sociale pourtant avérée pour la population.

L’UNSA demande que le gouvernement intègre dans les concertations à venir le sujet des contrats aidés afin d’aboutir à des solutions partagées.