Depuis 25 ans, on incite les salariés à épargner en vue de la retraite, ceux qui ont pu le faire l’ont fait ! Faut-il leur reprocher aujourd’hui cette épargne de précaution pour assurer, entre autres, les charges liées à la dépendance? Le financement de la perte d’autonomie, étayé sur la seule CASA, financée exclusivement par les cotisations des retraités, ne saurait garantir pour tous le risque dépendance, d’où la nécessité d’épargner.

Par ailleurs, la société évolue ; les jeunes retraités, du fait de l’allongement de l’espérance de vie, sont amenés à s’occuper de leurs parents plus longtemps et parfois également des enfants chômeurs qui restent à leur charge.

Les retraités représentent aujourd’hui plus de 50 % des aidants familiaux. Ils sont dans de nombreux cas aidants pour leurs parents et ensuite aidants en tant que conjoint. Parfois, certains seront amenés à vendre leur patrimoine pour subvenir aux différents « restes à charge », notamment en cas de dépendance.

Alors, ne tirons pas trop sur les retraités, qui ont toute leur place et leur utilité dans la société.