Des questions se posent


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Je ne peux commencer cet édito sans malheureusement parler des tragiques attentats de Paris du vendredi 13 novembre. Ces ignominies, au-delà de l’horreur qu’elles provoquent, doivent également nous interroger.

Il n’est pas question ici de trouver des excuses mais d’essayer d’appréhender les raisons pour ne plus revivre cela. Comment des jeunes français, ayant suivi une scolarité normale dans les écoles de la République, ayant parfois appris un métier dans des centres de formation ou d’apprentissage, peuvent-ils dériver ainsi dans notre société et haïr leurs semblables au point de vouloir tous les massacrer ?

N’y a-t-il pas eu, quelque part, au niveau des valeurs républicaines, liberté, égalité, fraternité, une « faille » dans notre système ? Nos systèmes d’éducation et de formation professionnelle, garants d’une intégration sociale, répondent-ils toujours à ces valeurs ? Ces questions légitimes, face à l’horreur des attentats, ne doivent pas être aujourd’hui évitées, ni contournées. Il nous faut au contraire les affronter et tenter de comprendre.

Après la dernière Conférence sociale, au moment où la transformation numérique est au coeur de nos réflexions et doit être davantage prise en compte, en matière d’orientation et de formation professionnelle (FOAD, E-learning), de certifications professionnelles et d’évolutions des emplois, il serait bon sans doute de veiller aussi à l’éducation de tous les publics, en priorité les jeunes, en matière de communication médiatique et d’information sur le net. En effet, malgré la fracture numérique qui touche près de 17% de notre population, les informations et les images véhiculées via le numérique et les portables, sans aucun filtre ni alerte, ont sans doute contribué à la radicalisation de ces jeunes.

Notre union demande que, dans le cadre de la gouvernance quadripartite de notre système de formation professionnelle, ces problématiques puissent être abordées et examinées. L’UNSA n’a pas de positions figées ni de certitudes absolues. Le bon sens d’ailleurs montre généralement qu’il n’y a pas de réponses simples à des problèmes complexes mais le plus important est de se poser les bonnes questions et surtout d’amener collectivement les bonnes réponses.

Jean-Marie TRUFFAT
Secrétaire national

Sommaire

  • Le Plan de formation en pratique
  • La pluriannualité du Plan de formation
  • Les chiffres de la formation
  • Un MOOC pour se former au dialogue social
  • « Cléa » le nouveau nom pour le socle
  • Lancement d’Epale en France
  • PACA : déploiement du CPF
  • Accord sectoriel en Picardie
  • Partenariats en Languedoc Roussillon