Inquiet pour le dialogue social !

Le dialogue social n’est pas un exercice de style ou une formule vide que les syndicalistes responsables rabâcheraient pour masquer une forme d’immobilisme.
Un dialogue social respectueux est la condition nécessaire pour élaborer avec les représentants des personnels un avenir pour les services publics et ses agents.
Le dialogue social est la forme la plus difficile mais la plus efficace de la production de progrès social. A l’UNSA, nous disons donc au gouvernement et au Président de la République :

Écoutez les agents qui sont dans la rue !
Écoutez nos exigences car nos exigences sont justes !
Écoutez nos revendications fondées et nos propositions constructives !
Inquiet pour le service public !

Le gouvernement veut supprimer 120 000 emplois ; c’est inacceptable !

L’emploi public est le cœur même des services publics. L’emploi public ce sont des femmes et des hommes au service de tous, des hommes et des femmes que l’UNSA défend car ils sont des producteurs d’intérêt général.
Un pays vit parce qu’il protège, il éduque, il soigne, il organise, il assure la sécurité des citoyens… Alors NON, NON et NON, ce n’est pas avec un plan social de 120 000 agents que l’on va pouvoir réaliser ces missions.

Le gouvernement veut un recours accru aux contractuels ; c’est inacceptable !

A chaque fois qu’on précarise, qu’on dégrade les protections sociales, ce sont les conditions de travail des agents qui en prennent un coup.
Ce sont des agents épuisés, en nombre insuffisant, malades, démotivés c’est le service public amoindri, abîmé…
A l’UNSA, nous défendons le statut des agents parce que nous défendons des services publics de qualité, des services publics que toute l’Europe nous envie.

Inquiet et exigeant pour la rémunération des agents !

- L’UNSA considère que le développement de la contractualisation constitue une attaque contre le statut.
- L’UNSA considère que la possible rémunération « au mérite » est le contraire même de l’esprit du service public.
- L’UNSA est opposée à la remise en cause des CAP et à la disparition des CHSCT.
- L’UNSA refuse toutes les mobilités forcées vers le secteur privé.

C’est ce que l’UNSA affirmera dans le cadre du rendez-vous salarial du mois de juin !

Nous voulons que le gouvernement propose des mesures qui permettent une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous.

Nous voulons la fin du gel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation.

Nous voulons l’abrogation de la journée de carence, la compensation pérenne de la hausse de la CSG, le respect des engagements en matière d’évolution de carrière, l’amélioration des déroulements de carrière.

L’UNSA avec les autres organisations est attachée à une Fonction publique rendant des services de qualité à tous les usagers sur l’ensemble du territoire, aux valeurs et principes d’égalité, de solidarité et de justice sociale, à la nécessité aussi de conforter les agents dans leurs rôles et dans leurs missions.

Alors oui, nous sommes fiers d’être aujourd’hui dans la rue ensemble pour défendre les agents publics, leurs salaires, leurs conditions de travail, leur formation, leurs carrières… car c’est défendre des services publics de qualité au service de toutes et tous, c’est agir dans l’intérêt collectif.

À l’UNSA notre ambition est que nos mobilisations débouchent sur des résultats concrets pour les agents.

L’UNSA s’engage devant vous à toujours être à vos côtés pour que vivent des services publics de haut niveau, servis par des agents publics bien traités et protégés.