Et la suppression des contrats aidés n’a rien arrangé. Selon l’enquête nationale menée en janvier par le SE-UNSA, le temps de travail moyen des directeurs d’école serait de quarante-cinq heures et cinquante-trois minutes par semaine, bien plus que les trente-cinq heures réglementaires. Et 82% disent qu’ils ne réussissent pas à faire tout ce qu’ils avaient prévu.

Pas étonnant quand on sait que 97,64% des directeurs sont aussi enseignants. Cette double casquette les place souvent dans des situations intenables. Par exemple, comment prévenir les familles dont les enfants sont absents le matin – une obligation du directeur – quand on est soi-même en classe ? Et que faire si quelqu’un sonne au portail : dépêcher un élève seul avec une clé, ou abandonner sa classe quelques instants pour y aller ? Même les directeurs déchargés d’enseignement courent après le temps.

Avec cette semaine d’action, ils espèrent des améliorations, en termes de rémunération notamment. Aujourd’hui, un enseignant de 35 ans, après dix ans en poste, qui est aussi directeur d’une école de huit classes, touche un salaire mensuel d’environ 2 200 euros net.