Dans un communiqué diffusé vendredi, ces organisations dressent un tableau apocalyptique d’une “justice française en piteux état”, “submergée” et lente.

Avec 64 euros par habitant et par an, le budget de la justice française est au 23e rang sur 28 au sein de l’Union européenne, écrivent-elles. “Les équipements informatiques sont indigents, les réseaux trop lents, les logiciels obsolètes et inadaptés”, poursuivent-elles. “La France compte quatre fois moins de procureurs que la moyenne des autres pays européens, 2,5 fois moins de juges et presque deux fois mois de personnels de greffe.”

Ils estiment que les objectifs du projet de réforme de la carte judiciaire sont “purement gestionnaires” et risquent de désorganiser le fonctionnement quotidien de la justice.

Pour ces organisations, le projet de réforme, qui insiste notamment sur la dématérialisation des procédures et prévoit l’obligation d’être représenté par un avocat pour tout litige supérieur à 5 000 euros, risque en outre de limiter l’accès des plus modestes à la justice.

“Nous dénonçons ces projets régressifs et refusons le statu quo”, concluent-elles. “Nous appelons à une journée d’action le 15 février pour une justice de qualité, accessible, avec un budget, des équipements et des effectifs à la hauteur d’un Etat européen du XXIe siècle.”