Le contrôle des opé­ra­tions de retrait des pro­duits Lactalis a montré de nom­breu­ses ano­ma­lies et a permis de faire reti­rer des rayons de nom­breux pro­duits pro­ba­ble­ment conta­mi­nés. L’action des agents des ser­vi­ces de contrô­les, entre Noël et le jour de l’an, a ainsi été essen­tielle pour limi­ter l’ampleur de la crise. Mais ces der­niers ne peu­vent agir qu’avec les moyens humains et maté­riels qu’on veut bien leur accor­der et dont nous dénon­çons régu­liè­re­ment la fai­blesse.

L’UNSA Fonction Publique rap­pelle que les effec­tifs de la DGCCRF, déjà notoi­re­ment insuf­fi­sants, feront l’objet de 45 sup­pres­sions de postes sup­plé­men­tai­res en 2018. Quant aux ser­vi­ces vété­ri­nai­res, ils vivent sous ten­sion depuis plu­sieurs années.
En outre, dans le cadre d’action publi­que 2022, il est pro­posé de remet­tre en cause l’implan­ta­tion de cer­tains ser­vi­ces de contrôle dans chaque dépar­te­ment, les éloignant ainsi des consom­ma­teurs et des entre­pri­ses à sur­veiller.

A l’occa­sion de l’examen du projet de loi “pour un État au ser­vice d’une société de confiance” et face aux crises sani­tai­res et ali­men­tai­res et aux frau­des qui se mul­ti­plient, l’UNSA appelle donc les par­le­men­tai­res et le gou­ver­ne­ment à ren­for­cer les moyens des ser­vi­ces de contrô­les de l’État et à main­te­nir leurs implan­ta­tions de proxi­mité, gage de leur effi­ca­cité et de leur réac­ti­vité.