PROTECTION SOCIALE

Vers un grand chamboule tout ?

Depuis l’élection du Président Macron, les réformes s’enchainent à un rythme soutenu.

La Protection Sociale est au cœur de ces réformes : réforme du code du travail, réforme de l’assurance chômage, réforme des retraites, réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

C’est ainsi que la réforme du code du travail a supprimé le compte personnel de prévention de la pénibilité, le C3P pour le remplacer par le C2P (compte professionnel de prévention) supprimant quatre critères du dispositif pénibilité qui sont : les facteurs liés aux postures pénibles, aux manutentions manuelles de charges, aux vibrations mécaniques et aux agents chimiques dangereux.

La suppression de la référence à la pénibilité ne constitue pas qu’une transformation sémantique. Elle traduit une volonté politique visant à nier que certaines conditions de travail peuvent être pénibles, avoir des conséquences sur les salariés et réduire l’espérance de vie en bonne santé ou l’espérance de vie tout court.

Elle nous ramène donc à un débat que nous pensions réglé dans lequel l’incapacité voire l’invalidité était seule prise en compte.

Pour l’UNSA, la pénibilité au travail est un dossier social des plus sensibles, c’est celui qui touche à la pire des inégalités, celle dans laquelle la contrepartie de son travail se paie sur la santé ou d’une partie de sa durée de vie.

La concertation sur la réforme des retraites va débuter. Comme en 2014, l’UNSA sera partie prenante. Des rencontres avec Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire à la réforme des retraites sont d’ores et déjà programmées. Ces échanges nous permettrons très certainement d’en savoir plus sur les intentions du gouvernement à ce sujet.

Affaire à suivre…

Dominique Corona
Secrétaire national