Début octobre, le président du conseil d’administration du Cerema, le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, avait démissionné. Il ne souhaitait pas être “le fossoyeur du Cerema”. Le 4 décembre, le directeur général, Bernard Larrouturou, a lui aussi démissionné, ajoutent les syndicats.

Les quatre syndicats expliquent que le programme de réforme de l’administration “Action Publique 2022”, lancé par le Premier ministre le 13 octobre 2017, “s’impose aux trois établissements et que des suppressions de missions sont en cours d’arbitrage”. Selon eux, le gouvernement envisage de supprimer “plus de 1 150 postes supplémentaires d’ici 2022” dans ces trois établissements publics : 233 emplois en 2018, et cela chaque année jusqu’en 2022. En 2017, les trois établissements ont perdu 218 postes.

La réduction de postes se ferait au travers d’une reconfiguration du réseau des antennes locales du Cerema et de Météo-France.

“Cette politique est l’une des plus contraignantes au sein du ministère de la Transition écologique et solidaire”, estiment les syndicats, jugeant que cela pose “la question de la pérennité et de l’efficacité” des trois établissements développant notamment des compétences en matière de protection des territoires contre les impacts des changements climatiques.