En outre, dans des disciplines déjà en déficit, le nombre de postes mis au concours reste en baisse, et est même supérieur au nombre de postes effectivement pourvus en 2017. Quelque 275 postes ont été ouverts au Capes externe d’allemand, contre 345 en 2017, pour 149 pourvus. En ce qui concerne le Capes externe de lettres classiques, l’année dernière 230 postes avaient été ouverts, pour 68 pourvus : cette année, seuls 183 postes ont été offerts.

Cette situation ne manque pas d’inquiéter le SE-UNSA, l’APSES (association des professeurs de SES) et la Société des agrégés.

« Avec des diminutions de 14 % pour toutes les voies de tous les concours du second degré, dont une baisse de 20 % pour les seuls concours externes, la première session du quinquennat Macron rompt avec la politique volontariste de recrutement des dernières années. Cet ajustement pragmatique conduit à renouer avec une spirale négative trop connue », regrette le SE-UNSA dans un communiqué. Pour le syndicat, « alors que le métier d’enseignant rencontre d’importantes difficultés d’attractivité, le gouvernement fait le choix d’envoyer un très mauvais signal à ceux qui font le projet de devenir professeur ».