unsa_ferroviaire_1.jpgLes ordonnances Macron prévoient la fusion des CE, DP et CHSCT dans une instance unique de représentation du personnel, ce qui devrait, à la SNCF plus qu’ailleurs, réduire drastiquement le nombre d’élus représentant le personnel.

Le temps dévolu aux représentants du personnel et à l’exercice du droit syndical représente 2 200 équivalents temps pleins. L’application de ces textes à la SNCF menace en effet de réduire drastiquement le nombre d’heures de délégations dont bénéficient leurs représentants du personnel.

Sur l’ensemble du pays, la SNCF dispose d’une trentaine de comités d’établissement, de 300 instances de délégation du personnel, et pas moins de 600 CHSCT. « Dans une entreprise qui compte 180 métiers, la proximité des CHSCT est essentielle pour bien couvrir les enjeux de sécurité et de conditions de travail », plaide Roger Dillenseger, secrétaire général de l’UNSA-Ferroviaire.

L’ensemble des heures de délégation auxquelles ont droit ces représentants du personnel représente 1 400 équivalents temps plein. A cela s’ajoutent les heures de délégation liées aux instances propres au statut de cheminot, et les moyens spécifiques découlant de l’accord d’entreprise sur l’exercice du droit syndical. Soit au total 2 200 équivalents temps plein.

Les prochaines élections professionnelles sont prévues en novembre 2018, avec entrée en vigueur des nouvelles dispositions dans la foulée. Et la direction, selon les syndicats, veut se tenir à ce calendrier. « Il y a apparemment la volonté d’aller vite pour servir d’exemple aux autres entreprises, déplore Roger Dillenseger. On se dirige vers une attrition des moyens syndicaux qui ne va pas dans le bon sens, à un moment où le nombre de sujets à traiter par la négociation sera sans précédent ».