La police nationale est dans cette situation car, notamment, les volets sociaux et humains ne sont pas à la hauteur de l’attente des policiers et de tous les agents du ministère de l’intérieur.

Quand le ministère de l’Intérieur recrute des policiers, dont 80% sont originaires de province et affectés en région parisienne pendant 8 ans minimum, sans aucun accompagnement, ou presque, en termes de prestations de restauration et de transports collectifs, avec une politique du logement approximative et sans prise en charge de complémentaire santé, à l’inverse du privé, on comprend mieux pourquoi ce métier difficile, qu’est celui de policiers, en est arrivé à des problèmes de recrutement tels qu’avant l’été 2017, 400 postes prévus au recrutement de gardiens de la paix sont restés vacants !

De plus, l’UNSA Police exige, dès maintenant, que le ministre de l’Intérieur règle ces 3 sujets primordiaux :

=> La mise en place de la circulaire européenne sur le temps de travail. Depuis Février 2017, le ministère de l’Intérieur est hors la loi. Aucune circulaire d’application n’a, à ce jour, été mise en place pour les policiers…
=> La fin de la politique du chiffre. Officiellement stoppée depuis 2012, cette pression des chiffres pèse plus que jamais sur tous les policiers. Cette politique, injuste et inefficace, est en complète contradiction avec les annonces du Président de la République sur la police de sécurité du quotidien.
=> L’ouverture du dossier sur les heures supplémentaires. Les policiers totalisent plus de 20 millions d’heures supplémentaires qui ne leurs sont pas payées et qu’ils ne peuvent pas récupérer, vu l’engagement opérationnel de la police nationale, en particulier depuis 2015.

« Les mesures d’urgence précitées, de bon sens et portées par l’UNSA Police, doivent impérativement être mises en place, dans les délais les plus courts. »

Philippe Capon, Secrétaire Général UNSA Police