Dans cet esprit l’UNSA considère que la défense sectorielle des conditions de travail et de rémunération des agents de la fonction publique est un combat citoyen car il conditionne l’avenir de nos services publics.

Les femmes et les hommes qui travaillent à l’hôpital, à l’école, dans les mairies, dans la police, … sont des femmes et des hommes de dévouement au service de l’intérêt collectif.

Aujourd’hui 10 octobre, agir pour sauvegarder les intérêts des agents de la fonction publique, c’est d’abord agir dans l’intérêt collectif. A l’UNSA, nous sommes fiers de porter le dossier de la fonction publique spécifiquement à côté de tous autres combats qui sont menés actuellement dans les entreprises.

Parce que nous croyons au syndicalisme efficace, parce que nous croyons au syndicalisme de résultat, parce que notre ambition est que nos mobilisations débouchent sur des résultats concrets pour les agents, l’UNSA s’engage devant vous à toujours être à vos côtés pour que vivent des services publics de haut niveau, servis par des agents publics bien traités et protégés.

- Le projet de 120 000 suppressions d’emplois en 5 ans dans l’ensemble des services publics, c’est le plus grand plan social mis en place dans le pays !
- 120 000 suppressions de postes, c’est autant de familles dans lesquelles les enfants seront privés de débouchés professionnels dans les services publics.
Et bien, 120 000 suppressions d’emplois, ça vaut bien une grève et des manifestions.

Nous exigeons que le Président Macron, celui qui affirme « dire ce qu’il fait », fasse aujourd’hui ce qu’il a dit.

Quand le 12 avril 2017 le candidat Macron écrivait aux fonctionnaires lorsqu’il parlait de la hausse de la CSG :

  • Vouloir augmenter leur pouvoir d’achat comme celui des salariés des entreprises ;
  • Vouloir baisser les cotisations et donc augmenter les salaires d’autant ;

Aujourd’hui 10 octobre 2017, nous disons au candidat devenu Président Macron de tenir ses engagements.

Nous disons à ce gouvernement qu’il faut d’urgence qu’il ouvre de vraies négociations salariales pour reconnaitre le travail de ces 5,4 millions d’agents dévoués et utiles.

Un pays vit parce qu’il protège, il éduque, il soigne, il organise. Un pays ne vit pas que sur la base d’une feuille de calcul excel avec des + et - . Un pays a besoin de ciment pour que chacune et chacun puisse s’épanouir.

Ce ciment de la République, ce sont les services publics et les missions qu’ils assurent grâce aux agents.

Toute vision à la petite semaine,
tout populisme latent,
tout « fonctionnaire bashing »,
toute stigmatisation des agents publics
conduira ce pays dans le mur.

A chaque fois qu’un gouvernement fait de sa calculette son projet politique, cela finit mal, d’abord pour le pays, les français et ensuite pour lui-même.

C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de corriger le tir et d’avoir enfin pour ce pays une ambition pour les services publics à la hauteur des enjeux et des défis à relever dans un pays moderne et riche.