Il est faux de dire que l’économie va mal, il n’y a qu’à regarder le déséquilibre sans précédent sur de la répartition des richesses produites, les salariés en sortent les grands perdants et cette réforme ne fera qu’accentuer ce phénomène de surcroît en précarisant encore plus l’ensemble des salariés du privé.

PRÉTENDRE RÉGULER LES RELATIONS DE TRAVAIL EN LES DÉSÉQUILIBRANT au profit des chefs d’entreprise, c’est oublier l’objectif de justice que doit viser la loi.

DANS LE DOMAINE DU TRAVAIL, cela implique de compenser, par le droit, la relation de subordination entre le salarié et son employeur, de conforter la possibilité de représentation collective de salariés que leur contrat individuel de travail isole.

• En facilitant les licenciements, allant jusqu’à imposer à la justice prud’homale une limitation des indemnités versées aux victimes de licenciements illégaux,

• En réduisant les moyens et la capacité de représentation collective des salariés en entreprise, à travers l’imposition d’une instance unique du personnel,

• En ouvrant la voie à des négociations dans l’entreprise sans organisation syndicale, les projets d’ordonnance déséquilibrent les relations de travail.

Nous demandons au gouvernement de renoncer à ces mesures.

C’est maintenant qu’il faut se mobiliser pour marquer notre désaccord le plus profond avec ce recul social sans précédent.

ÉQUILIBRER LES RELATIONS DE TRAVAIL, C’EST UNE QUESTION DE JUSTICE SOCIALE AUTANT QUE D’EFFICACITÉ ÉCONOMIQUE.