En 2014, le niveau de vie médian s’établit à 20 150 euros par an, soit 1 679 euros par mois. Cela signifie que la moitié de la population gagne moins, et l’autre moitié gagne plus. Ce niveau est inchangé depuis 2008 ce qui montre l’impact continu de la crise financière sur la France mais surtout l’incapacité des gouvernements successifs à remédier à la situation.

L’Insee rappelle que de 1996 à 2008 le niveau de vie médian augmentait en moyenne de 1,4% par an. Le document souligne même que le niveau de vie médian de 2014 est inférieur à celui de 2008. Cette stagnation a un autre effet, le taux de pauvreté est plus fort qu’en 2008 avec 14,1% de la population qui vit au-dessous du seuil de pauvreté, fixé à 805 euros par mois. En 2008, ce taux était de 13%. Si le taux de pauvreté est plus élevé qu’en 2008, il est relativement stable depuis 2010, oscillant entre 13,9% et 14,3%.

D’après l’Insee, les inégalités se stabiliseraient à un niveau proche de celui de 2008. Cependant, on constate juste qu’au lieu de diminuer, comme en 2012 et 2013, les inégalités de niveau de vie sont reparties à la hausse en 2014 avec +0,2%, à 0,293 point. Rappelons qu’en 1996, cet écart se situait à 0,279 point, puis à 0,289 en 2008.

La stabilisation des inégalités est donc une façon pour l’Insee de constater qu’elles ont cessé de diminuer. Toutefois, le document indique que par rapport au reste de l’Union européenne, les inégalités en France ont eu tendance à se réduire davantage depuis le début de la crise économique.

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