Début juillet, la direction avait soumis aux syndicats une nouvelle mouture, valable cinq ans et portant “de 400 à 500 l’objectif du nombre d’embauches PNC” sur cette période. Elle a en outre mis sur la table un accord visant à limiter l’expansion de la compagnie (projet “Boost”) qu’elle entend créer à l’automne, une filiale employant des PNC recrutés en externe. Le texte limite la flotte à 10 avions long-courrier et 18 moyen-courrier et, surtout, exclut toute “mobilité contrainte” depuis Air France vers la nouvelle compagnie.

L’accord collectif, “malgré quelques mesures productivistes”, offre “une protection non négligeable”, comparé à une “note de direction bien pire et surtout imposée de façon unilatérale”, écrit l’UNSA.

Quant à l’accord de périmètre, à durée indéterminée, il “a le mérite (…) de garantir une protection aux PNC d’Air France en limitant, dans un premier temps, l’expansion de la compagnie Boost”.

L’UNAC ayant de son côté déjà signé les deux accords, ces derniers seront juridiquement valables, puisque majoritaires, une fois que l’UNSA y aura apposé sa signature.