unsa_ferroviaire_1.jpgLes quatre organisations syndicales représentatives à la SNCF, la CGT, l’UNSA, la CFDT et SUD Rail ont décidé de déposer une alarme sociale, c’est-à-dire une « demande de concertation immédiate ». Les syndicats convoqués jeudi dans le cadre du CHSCT « ont fait le constat de l’absence de réponses concrètes et complètes face à la dégradation rapide et inquiétante des conditions de vie et de travail des cheminots », écrivent -ils dans un communiqué.

D’après eux, «le premier trimestre 2017 a été marqué par un nombre exceptionnel d’accidents graves, plusieurs suicides ou tentatives et de nombreux accidents mortels. Dans la plupart des situations, l’organisation de la production, les moyens humains et matériels, les objectifs irrationnels et donc souvent inatteignables, une ambiance favorisant la répression et les pressions managériales, sont mis en exergue ».

Le dispositif de « l’alarme sociale » permet à un groupe de syndicats d’obtenir de la direction la tenue d’une réunion, dans un délai de cinq jours, pour examiner toute question susceptible de devenir conflictuelle.