seci.jpgAlors que l’enseigne française de mode féminine a été placée en liquidation judiciaire le 26 avril dernier, le groupe de salariés à l’origine du projet de reprise par le biais d’une Scop - qui n’avait pas retenu l’attention du tribunal – maintient son ambition de relancer Mim. Ces derniers, emmenés par Michaël Gharbi, ex-délégué syndical Seci-Unsa chez Mim, préparent un nouveau dossier afin de convaincre le liquidateur.

« Nous allons soumettre un package comprenant le rachat de 110 magasins répartis dans toute la France, le nom de marque, l’activité e-commerce, ainsi que le siège », détaille-t-il. Seule condition à la poursuite de cet objectif, que l’Etat donne son accord pour un éventuel prêt FDES (fonds de développement économique et social) à hauteur de 10 millions d’euros.

Reste également la question du personnel. Si le projet de coopérative est plébiscité, il faudra pour Michaël Gharbi recontacter et convaincre les ex-salariés Mim pour les réembaucher. 500 emplois pourraient être recréés. « Nous comptons pour l’instant sur le soutien d’une centaine de personnes », livre le délégué syndical de l’enseigne qui était détenue depuis 2014 par le groupe Main Asia.

Concernant la stratégie de relance, les défenseurs de la coopérative visent des boutiques Mim situées dans « des petites villes, de 2ème, 3ème et 4ème zone où l’offre prêt-à-porter n’est pas pléthorique, et qui fonctionnaient encore bien ». Côté style, l’ambition est de revenir à l’ADN de la marque, à savoir une ligne de basiques mixée à une offre fast fashion. Le tout en travaillant avec de nouveaux fournisseurs.