“Le syndicalisme français, dévoyé et moribond, est une des causes du blocage de notre économie et un des obstacles majeurs aux réformes nécessaires de la société française. »

“Archaïques et non représentatifs, les syndicats font partie de ces maux qui asphyxient l’entreprise française.”

Ou encore, “Il faut travailler plus et plus longtemps en France.”

“Il faut élargir le financement des retraites aux revenus du capital, stock options et spéculation.”

Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas en train de vous présenter les positions de mon organisation. Je vous donne juste quelques extraits des diatribes de Madame Le Pen, qui montrent à quel point elle serait une Présidente de la République démocrate, sociale, pas de droite, certainement pas de gauche. Non. D’extrême droite, tout simplement.

Fidèle à sa charte des valeurs, l’UNSA, depuis déjà longtemps, alerte sur le danger que représenterait l’arrivée au pouvoir d’État de la candidate du Front National.

Vous le voyez, son programme, le projet politique même de son parti, fondé sur une conception autoritaire du pouvoir, sur le nationalisme et la xénophobie, menacerait la démocratie, dont le syndicalisme est une expression, fracturerait violemment le pays et l’exposerait à des conséquences sociales et économiques graves.

Pour l’UNSA, dans ce moment très sensible de la vie de notre pays, la préservation du cadre démocratique, des libertés fondamentales, dont la liberté syndicale, et du vivre ensemble républicain est une exigence absolue. En portant cette exigence par le bulletin de vote, l’UNSA ne donne de chèque en blanc à personne. Elle ne renonce en rien à ses mandats, à sa liberté d’analyse, de revendication et d’action, et à son indépendance.

Pour ces raisons, l’UNSA appelle les salariés et les citoyens à faire barrage à Marine Le Pen et au Front National, en utilisant le 7 mai prochain le bulletin Macron, seul candidat républicain en lice.