Tout d’abord, n’oublions pas que l’objectif que nous nous étions fixés au départ était de faire mieux que les 8,5 % régionaux obtenus en 2012. Un calcul rapide nous permettait de fixer un objectif simple : 10 % des voix avec une participation de 10 % équivalait à 1 433 suffrages.

Avec 11,88 %, cet objectif est atteint. Avec une participation en berne à 6,19 %, nous obtenons 1 045 suffrages, ce qui est loin d’être négligeable.

Par ailleurs, le département des Bouches-du-Rhône – à l’instar de quelques autres – a la particularité de donner ses faveurs aux organisations dites contestataires. Ces dernières totalisent 57 % des voix, alors que les organisations dites réformistes obtiennent un total de 36 %. Difficile dans ces conditions de tirer notre épingle du jeu, ce que nous faisons plutôt bien en nous positionnant à 1,66 point de la CFDT, et très largement devant la CFTC.

Autre élément de satisfaction, nos résultats par convention collective. 108 d’entre elles étaient concernés par ces élections dans les Bouches-du-Rhône. Nous n’obtenons aucun suffrage dans 13 d’entre elles. C’est encore beaucoup. Mais, ce résultat nul, toutes les organisations y sont confrontées : FO et la CFDT dans 9 CC, la CFTC dans 19 CC, et même la CGT, avec ses 28,59 %, dans 2 d’entre elles. Ainsi, avec 27 CC où nous faisons moins de 8 %, nous obtenons un score inférieur à ce palier dans seulement 40 conventions collectives.

A l’inverse nous obtenons plus de 8 % dans les 68 autres CC, qui se décomposent ainsi : 26 où nous obtenons entre 8 et 12 %, 26 où nous faisons entre 12 et 20 %, et 16 conventions où nous dépassons les 20 %.

Enfin, nous pouvons essayer d’établir un lien entre certaines catégories de salariés que nous avons ciblés pendant la campagne, et les résultats obtenus dans leurs conventions collectives.

Chez les assistant.e.s maternel.le.s, qui ont fait l’objet d’un envoi postal spécifique et d’une réunion d’information, nous obtenons 24,90 %, en 2e position derrière un syndicat catégoriel, le SPAMAF, et avec plus du double de voix que la CGT, en troisième position.

Chez les pharmaciens non cadres, ciblés par des envois postaux spécifiques et des visites sur le terrain, nous obtenons 25,76 %, en 2e position derrière la CGT.

Chez les personnels des cabinets d’avocats, ciblés par des envois postaux et des boîtages, nous obtenons 18,18 %. Voilà des éléments objectifs qui nous permettent de dire que nos efforts n’ont pas été inutiles.

Le prochain rendez-vous a lieu le 31 mars, date à laquelle sera communiquée la mesure de représentativité. Combien d’organisations seront représentatives nationalement ; 5 ? 4 ? 3 ? Peut-être 2 seulement.

Est-ce que l’UNSA en fera partie ? Peut-être pas.

En tout cas, ces élections TPE (même si on peut déplorer le trop faible niveau de participation) auront marqué les esprits par la forte poussée que nous avons enregistrés. Dorénavant, il faudra compter beaucoup plus avec l’UNSA dans notre démocratie sociale.

A ce titre, nous pouvons remercier toutes celles et tous ceux qui se sont investis dans cette campagne, pendant 1 heure ou 1 jour, parfois tous les mois. Par le travail de ces quelques militant.e.s, c’est toute l’UNSA qui bénéficie aujourd’hui d’une notoriété de nouvelle « grande » du syndicalisme.

Vous trouverez en annexe tous les détails des résultats TPE dans les Bouches-du-Rhône.