Comme le rappellent Jean Renoux, Marc Dewilde, Laurent Saint-Jours et Philippe Peyronnin, professeurs et membres de l’UNSA, “le projet d’installation de l’Ifsi a été initié par l’ancienne majorité régionale dès 2013 et repris par la nouvelle majorité. La commune d’Aubagne y est favorable. Nous sommes donc obligés de prendre acte de cette décision. Toutefois, il nous paraîtrait irraisonnable et fortement dommageable pour l’avenir et le rayonnement du lycée dans les années à venir que les représentants des parents, des personnels d’éducation, d’enseignement et de service ne soient pas associés étroitement à l’élaboration et la mise en place d’un tel projet”.

Partant du constat de “la pauvreté de l’offre de formation à Aubagne”, handicap pour les élèves de ce bassin démographique de 100 000 habitants qui favorise les orientations par défaut, les enseignants ont planché sur un projet de diversification de l’offre de formation de l’établissement à vocation tertiaire en ouvrant, dès la rentrée 2018, des filières en lien avec la présence de l’Ifsi comme la création de sections ST2S (sciences et technologie de la santé et du social) ou/et de sections STL-biotechnologie (sciences et technologie de Laboratoire).

En intégrant cette nouvelle offre, les enseignants espèrent ainsi négocier une réelle rénovation du lycée devenu vétuste : “Celle-ci doit être conçue et perçue comme une avancée positive par les personnels, les élèves et leurs parents. Les conditions de travail et les emplois du temps ne doivent pas être dégradés, la mutualisation des équipements doit être une réalité : CDI, cafétéria, salle de restauration et certaines salles de cours peuvent et doivent être communes… Pour cela, la PEEP et le SE-UNSA du lycée Joliot-Curie appellent à une concertation sérieuse et apaisée entre les représentants de la Région, du Rectorat et des personnels.”

Cette proposition, qui ne nécessiterait que la création de deux postes, a semblé séduire le rectorat et la Région. “Leur projet ne doit pas se faire sans nous, martèlent les profs du deuxième syndicat du lycée. Négocier n’est pas un renoncement !”