Pourtant, dans l’avis qu’il a rendu en juin au Conseil économique social et environnemental (CESE) sur la culture dialogue social en France, il évoque les discriminations et les intimidations dans certaines entreprises sur les délégués syndicaux. “Cela existe et c’est à la fois difficile à prouver et à combattre.”

Dans les conclusions de cet avis, il propose que le défenseur des droits s’empare de cette question des discriminations syndicales. Dans certaines entreprises, il le sait, le dialogue n’est pas au beau fixe et le PDG délègue aux cadres supérieurs “le sale boulot” auprès des syndicats. “Parfois, certains dirigeants, se déchargent de leurs responsabilités, explique Luc Bérille. A Alstom par exemple, les annonces sur la fermeture n’ont même pas été faite en comité d’entreprise ! Pour qu’il y ait un dialogue et une négociation, il faut d’abord que les informations soient transmises aux délégués syndicaux.”

Selon son expérience et sa propre pratique syndicale, le dialogue social est possible quand les difficultés ont été anticipées. “A Belfort, on découvre la baisse de commandes alors qu’elle était connus depuis deux ans”, regrette-il. Parfois, les erreurs stratégiques sont responsables de catastrophes économiques mais parfois c’est aussi l’entêtement et le refus de changer ces stratégies qui mènent droit dans le mur. “C’est alors que les entreprises ferment laissant les gens dans une impasse. Parfois, c’est vrai, cela rend violent mais le plus souvent, souligne Luc Bérille, c’est la dépression qui s’installe.”

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